Evènement

« les rues étaient la première école des Artistes » Fatoumata Tioye Coulibaly

Rendez-vous chez nous

Vous avez déjà pris part à un mariage à Bamako? Oui, un dimanche bien-sur. En fait, « Rendez-Vous Chez Nous à Bamako » c’est un peu comme ça et encore mieux puisque ça dure pendant trois jours du 23 au 25 février. Le festival est un véritable mariage entre la rue et la culture. Pour la traditionnelle parade d’ouverture, ils étaient plus de 5000 personnes selon les organisateurs à arpenter les rues de Bamako. Parmi elles, Fatoumata Tioye Coulibaly. La jeune réalisatrice fait parti du comité d’organisation du festival. Elle nous a donné « rendez vous chez nous à Bamako » pour nous parler du festival.

« Rendez-vous chez nous à Bamako » est un festival gratuit dans les rues de Bamako, pourquoi vouloir dédier ce festival exclusivement à la rue?

Fatoumata Tioye Coulibaly: On veut mettre la lumière sur la richesse et la diversité des pratiques artistiques de la rue. Avant, les rues étaient la première école des artistes. Mais avec le développement, ces traditions et ces réalités ont tendance à disparaître. Avec le festival « Rendez vous chez nous à Bamako », nous voulons la démocratisation et la décentralisation de l’art. Donner un accès à l’art pour l’éducation,  organiser des événements gratuites des spectacles et expositions accessibles à tous.

Pour cette deuxième édition pourquoi ce choix de mettre un accent particulier sur la formation de femmes marionnettistes?

Fatoumata Tioye Coulibaly: Pour cette deuxième édition, nous avons formé des femmes à la pratique de l’art de la marionnette ce qui est une première en Afrique. Ces femmes venues de divers pays d’Afrique vont présenter plusieurs pièces et savoir faire de l’art de la marionnette. Avec 21 compagnies, plusieurs artistes invités. L’Art de la marionnette est considéré en Afrique comme un travail d’homme, nous voulons briser ce tabou pour amener les femmes à pratique ce métier. La femme étant le noyau de l’éducation d’une société, ce serait bien de les former pour que dans le futur ces pratiques reviennent dans les familles, les rues et dans la société.

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Georges Attino
Georges Attino
Journaliste, photographe et blogueur, je partage avec vous sur ce blog l’autre version du Sahel. Le Sahel plein de vie, de joie et de bonne humeur. Enroulez votre chèche, prenez une bouteille d’eau et allons à la (re) découverte de cet oasis de culture.

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