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Debademba revient avec « sanikoya » un hymne aux traditions africaines

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Le duo musical debademba (la grande famille en bambara) revient avec « sanikoya ». Un troisième album qui rappelle l’essence des traditions africaines. « Sanikoya » ou « sinankuya » c’est le cousinage à plaisanterie. Une tradition basée sur les liens de parenté qui lie les communautés et permet de régler les conflits par le dialogue.

Un message que les artistes veulent passer en montrant l’exemple. Leur dernier album puise son essence dans le style musical mandingue. En même temps il s’ouvre aussi à diverses cultures et communautés sahéliennes. Un métissage assumé qui nous emmène sur les dunes de Gao avec le Takamba en passant par les pâturages des peulh du Wassoulou. Un subtil mélange de rythmes africains avec la guitare de Abdoulaye Traoré soutenue par la percussion de Adama Bilorou le tout embelli par la belle voix de Mohamed Diaby.

DebaDemba, le couple parfait

Abdoulaye Traoré joue de la guitare et Mohamed Diaby chante. Debademba c’est la rencontre de deux frères aux talents différents mais complémentaires. Abdoulaye Traoré écrivait des chansons et jouait de la guitare. Mais le natif de Bobo Dioulasso cherchait désespérément une voix pour embellir ces notes. En 2008, comme des frères qui ignoraient l’existence l’un de l’autre ils font connaissance. C’est la maman de Mohamed Diaby la chanteuse Coumba Kouyaté, qui fait les présentations, persuadée que les deux iront bien ensemble.

Les ressentis de la maman se confirment dès la première répétition. Grand, nonchalant, Mohamed Diaby s’avance et prend le micro. Il interprète « si de bɛ mɔnɛ bɔ » qui veut dire « Qui vivra verra » une chanson de Abdoulaye Traoré. Le guitariste burkinabè l’avait écrit quand il était en prison au Pays Bas. Il s’y était rendu pour jouer lors d’un concert et s’est retrouvé derrières les barreaux parce qu’il était « sans papier » en situation irrégulière. En écoutant Mohamed Diaby chanter Abdoulaye Traoré s’est rendu compte qu’il est là enfin celui qu’il attendait. Ils vécurent heureux et firent beaucoup d’albums. C’est tout le mal qu’on pourrait souhaiter à Debademba.

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Georges Attino
Georges Attino
Journaliste, photographe et blogueur, je partage avec vous sur ce blog l’autre version du Sahel. Le Sahel plein de vie, de joie et de bonne humeur. Enroulez votre chèche, prenez une bouteille d’eau et allons à la (re) découverte de cet oasis de culture.
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