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#Mauritanie 5 auteurs que vous devez lire absolument

Au sein de la République islamique de Mauritanie, l’arabe est la langue de référence dans pratiquement tous les domaines. Dans un tel contexte, la littérature francophone n’est pas ce dont on entend le plus parler. Et pourtant il existe des auteurs francophones d’exception en Mauritanie. Même si la première œuvre littéraire d’un mauritanien en français date seulement de 1966, en dépit du fait qu’une bonne partie des mauritaniens la méconnaît, il existe bel et bien dans le pays au million de poètes une littérature francophone de qualité. Si vous n’en êtes pas convaincus, voici la preuve par cinq plumes.

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Ken Bugul, une plume aiguisée par la douleur

Le mardi 07 novembre c’est la journée internationale de l’écrivain africain. Pour célébrer cette journée je vais vous parler d’une auteure dont j’apprécie particulièrement les textes, Ken Bugul. Pour celles et ceux qui comprennent Wolof, le nom résume assez bien une bonne partie de la vie de cette auteure dont le talent de conteuse vous amène très vite dans son univers si particulier. Ken Bugul, « personne n’en veut » est le pseudo choisi par Mariétou Mbaye pour raconter de sa plume légère et attachante des histoires très souvent inspirées de son vécu.

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Yambo Ouologuem, le devoir d’un éternel incompris

J’ai découvert Yambo Ouologuem en 2015. Mon ami Boubacar Sangaré m’ offert le roman le devoir de violence. C’est entre les pages de cet emblématique roman que l’auteur d’exception qu’il me décrivait. Un écrivain qui n’avait pas peur de choquer par ses textes. Il était atypique qui avait juste ce besoin d’écrire ce qu’il pensait. Décédé le 14 octobre 2017, il aura apporté sa pierre à l’édifice de la littérature africaine avec son « devoir de violence ». Il n’a jamais vraiment obtenu la reconnaissance qu’il méritait au Mali même si depuis peu, à chaque rentrée littéraire, le prix Yambo Ouologuem récompense une œuvre écrite en français d’un auteur du continent africain. Mais qu’importe, il transcende les générations. Qu’on aime ou qu’on le déteste, l’œuvre de Yambo Ouologuem ne laisse aucun de ses lecteurs indifférent.